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Fondation et présidence de l'association JKMC

L'association loi 1901 que j'ai cofondée et que je préside : rendre le jeu vidéo accessible aux jeunes sans moyens. 15 bénévoles, des événements, et toute la gestion administrative et juridique.

Visuel à venir — le motif ci-dessus tient la place en attendant les captures du projet.
15 bénévoles engagés Source : Effectif de l’association
10 événements organisés en 12 mois Source : Bilan d’activité JKMC
3 000+ joueurs uniques sur le serveur Source : Statistiques du serveur JKMC
1 000 € de chiffre d’affaires sur 2 mois, réinvesti dans le serveur Source : Comptabilité de l’association

Contexte

Depuis juillet 2024, je suis président et cofondateur de l'association JKMC, une structure de type loi 1901 que j'ai créée avec un associé. L'objectif de cette association est de rendre le jeu vidéo accessible aux jeunes n'ayant pas les moyens d'investir dans des équipements coûteux. En un an, nous avons réuni une équipe de 15 bénévoles actifs, avec qui je collabore au quotidien pour organiser des événements, gérer les ressources matérielles et coordonner nos actions auprès du public.

Démarche

En tant que président, je suis responsable de toute la gestion administrative et juridique de l'association : rédaction des statuts, dépôt en préfecture, assurance, gestion du budget, demande de subventions ou encore organisation des assemblées générales.

Résultats

JKMC représente pour moi bien plus qu'un projet personnel : c'est un espace d'expérimentation concret où je mets en pratique mes compétences en management, communication, responsabilité juridique et collaboration collective.

Ce que fait l’association, concrètement

JKMC part d'un truc banal : un serveur Minecraft privé entre potes, en 2024. Ce qui l'est moins, c'est ce qu'on en a fait ensuite. Au lieu de laisser le projet vivre en mode « serveur de copains », on l'a déclaré en association loi 1901, avec des statuts, un compte bancaire au nom de la structure et un objet écrit noir sur blanc : utiliser Minecraft comme support de création et rendre le jeu accessible à des jeunes qui n'ont pas trois mille euros à mettre dans une config PC.

Le problème que ça résout est concret. Un serveur Minecraft public, ça coûte de l'argent tous les mois : la machine, le nom de domaine, les licences d'outils, les lots quand on organise un événement. Et ça rapporte de l'argent aussi, dès qu'on ouvre une boutique de cosmétiques. Entre les deux, il y a une question qu'on ne peut pas esquiver : à qui appartient cet argent ? Dans un projet informel, il atterrit sur le compte perso de celui qui a payé l'hébergement, et c'est là que les projets communautaires se déchirent. Le statut associatif était ma réponse à cette question avant même qu'elle se pose.

Le cadre de départ, c'était donc : zéro budget initial, une dizaine de bénévoles répartis un peu partout en France, aucun d'entre nous payé, et un public de joueurs qui, lui, se fiche complètement de nos histoires de statuts. Ce qu'il veut c'est un serveur qui ne lague pas, des mini-jeux qui marchent, et un site où il comprend en dix secondes comment se connecter. Toute la difficulté du projet tient dans cet écart : construire une structure sérieuse pour un public qui ne la verra jamais.

S'ajoute une contrainte de rythme. Un serveur Minecraft vit d'événements. Si rien ne se passe pendant trois semaines, la fréquentation s'effondre. On était donc en permanence sur deux temporalités : celle de l'association, lente, administrative, avec des assemblées et des décisions à documenter, et celle du serveur, hebdomadaire, où il faut sortir un événement, un visuel et une annonce avant vendredi soir.

Enfin, il y a un point que je préfère poser tout de suite parce qu'il structure la fiche : le serveur a fermé. Il est aujourd'hui en réouverture, en refonte. Ce n'est pas une réalisation qui monte en ligne droite, et ça change ce que j'ai à en dire.

Structurer, animer, négocier

Choisir le statut associatif, et assumer ce qu'il implique

On aurait pu monter une micro-entreprise. C'est plus simple, c'est plus rapide, et ça permet de se verser quelque chose. On a choisi l'association loi 1901 pour deux raisons.

La première est morale, et je l'assume comme telle : on vend des cosmétiques et des grades à des joueurs qui ont souvent quinze ans. Si l'argent finit dans ma poche, je ne suis plus un projet communautaire, je suis un commerce qui monétise des adolescents en se donnant des airs de communauté. Le statut associatif rend cette dérive structurellement impossible : le compte est au nom de l'association, aucun bénéfice ne peut être distribué, et personne ne se rémunère. Ça n'est pas un slogan, c'est une conséquence juridique.

La seconde est pratique. Une association, ça donne une existence légale à opposer aux tiers. Ça permet d'ouvrir un compte, de signer, de discuter avec un hébergeur autrement qu'en tant que gamin qui demande une faveur. Ça oblige aussi à des choses pénibles — rédiger les statuts, déposer en préfecture, assurer la structure, tenir un budget, convoquer les assemblées — que j'ai apprises en les faisant, pas dans un cours.

Concrètement, le modèle tourne comme ça : la boutique en ligne vend des cosmétiques, des avantages en jeu et des grades ; les recettes tombent sur le compte de l'association, avec les cotisations des membres et les dons ponctuels de la communauté pendant les temps forts ; et tout repart. En organisation d'événements, en cash prizes pour les gagnants, et une fois en déplacement à la Paris Games Week pour rencontrer physiquement des joueurs qu'on ne connaissait que par leur pseudo. Ce dernier poste est celui que je défends le plus : il ne « rapporte » rien, il ne se mesure pas, mais c'est le seul moment où une communauté en ligne devient des gens.

Le site : Azuriom, pas WordPress

Le site tourne sous Azuriom, un CMS français bâti sur Laravel et pensé pour les serveurs de jeu. Ce n'est pas WordPress, et ce n'est pas un hasard.

Avec WordPress, il aurait fallu bricoler : un plugin e-commerce généraliste, un autre pour relier les achats au serveur, un troisième pour l'authentification des joueurs, et prier pour que l'ensemble tienne après chaque mise à jour. Azuriom fait nativement ce qui compte ici — comptes joueurs, boutique connectée au jeu, système de votes, passerelles de paiement — et, surtout, il repose sur Laravel. Ça veut dire qu'au moment où le CMS ne fait plus ce qu'on veut, on n'est pas coincé : on écrit du code dans une architecture MVC standard, avec Eloquent, Blade et le scheduler.

Sur le thème, on est partis d'un thème existant qu'on a réécrit là où il fallait : vues Blade et CSS retouchés pour coller à notre charte, menu réorganisé parce que la hiérarchie de base noyait l'information utile, passage responsive à la main sur les pages qui cassaient en mobile. Des pages ont été créées de zéro — FAQ, règlement, qui sommes-nous, CGU/CGV et politique de confidentialité, parce qu'une boutique qui encaisse de l'argent sans mentions légales, ce n'est pas une option.

Développer ce qui n'existait pas : les leaderboards

C'est la partie dont je suis le plus fier, et c'est aussi celle où j'étais le moins à l'aise en arrivant. Les joueurs réclamaient de voir leurs statistiques et de se comparer. Azuriom ne sait pas faire ça. Donc on l'a écrit.

J'ai développé un plugin Azuriom complet, en respectant la structure attendue par le CMS : un PluginServiceProvider.php, des routes, des contrôleurs dans app/Http/Controllers, des vues Blade, un dossier de traduction et une configuration. Côté données, une base dédiée synchronisée avec celle du serveur de jeu, des contrôleurs qui interrogent, trient et paginent, et une entrée « Statistiques » ajoutée à la navigation via les hooks du CMS.

Les problèmes sont arrivés à l'usage, et ce sont eux qui m'ont appris quelque chose. Afficher plusieurs centaines de joueurs d'un coup faisait ramer la page : j'ai mis les classements en cache et limité l'affichage à un top 50 paginé. Les pseudos ne correspondaient pas toujours entre la base du site et celle du serveur, parce qu'un joueur peut changer de nom alors que son UUID, lui, ne bouge pas : j'ai écrit un script de correspondance UUID ↔ pseudo. Les données mettaient trop longtemps à se rafraîchir : j'ai planifié une synchronisation horaire via une tâche CRON et le scheduler Laravel.

Je le raconte en détail parce que c'est exactement là que je progressais le plus vite. Je ne suis pas le meilleur développeur de l'équipe — Tristan et Michael sont clairement devant moi — mais sur ce composant, j'ai tenu la chaîne complète : modèle de données, back, front, cache, tâche planifiée, mise en production. Les leaderboards sont aujourd'hui inactifs, forcément, puisque le serveur est en refonte et qu'il n'y a plus de données à classer.

La boutique, et la confiance qu'elle doit inspirer

J'ai monté la boutique sur le module natif d'Azuriom : catégories (grades, cosmétiques, boosts), une dizaine d'articles avec descriptions, visuels et prix, panier et confirmation d'achat. Le point technique le plus tendu, c'était le paiement : compte développeur PayPal au nom de l'association, gestion des webhooks pour valider les transactions automatiquement, tests complets en sandbox avant de basculer en production, puis livraison automatique de l'achat en jeu via RCON avec accusé de réception au joueur.

Ce qui m'a marqué, c'est que le vrai enjeu n'était pas technique. Un joueur qui paie 5 € et qui ne reçoit rien pendant deux minutes, il ne se dit pas « le webhook a mis du temps », il se dit qu'il s'est fait avoir. Toute la conception de ce parcours tourne autour de ça : dire clairement ce qu'on achète, ce que ça dure, et confirmer immédiatement.

Négocier la machine

Le partenariat avec MineStrator, l'hébergeur de serveurs de jeu, a commencé par un article de partenariat que j'ai écrit et signé sur le site, avec un code promo JKMC15 (−15 % sur leur boutique), un lien d'affiliation et un bandeau permanent sur toutes nos pages.

Mais l'affiliation, ce n'est que la partie visible. Ce que j'ai obtenu en négociant, c'est une machine dédiée : 80 Go de RAM DDR5 et 32 cœurs. En clair, un apport en nature qui supprime purement et simplement la plus grosse ligne de charge d'une association comme la nôtre. C'est le genre d'accord qui ne s'obtient pas en remplissant un formulaire : il faut arriver avec une audience réelle, une visibilité à offrir en échange, et une structure en face qui donne envie de signer. L'association a servi exactement à ça.

Faire tenir une équipe de bénévoles

On a démarré à une dizaine, et on a très vite structuré les rôles : fondateur, communicants, manager, administrateurs système, modérateurs, builders, game designers, développeurs. Au printemps 2025, on tournait à dix-huit membres actifs répartis par pôles — direction, modération, communication, développement, création. Aujourd'hui, on est neuf.

Je préfère l'écrire que le maquiller : les effectifs ont diminué à mesure que le projet s'essoufflait. C'est la réalité du bénévolat. Personne n'est payé, donc personne ne doit rien, et quand l'énergie retombe, les gens partent sans prévenir. Diriger dans ces conditions, ça n'a rien à voir avec un rapport hiérarchique : je n'ai aucun levier de contrainte, seulement des raisons à donner. Ce qui a marché, c'est le concret — un canal Discord par projet, des points vocaux hebdomadaires pour aligner les priorités, un calendrier éditorial sur Notion où chacun voit ce qui sort et qui en est responsable, et des décisions expliquées plutôt qu'annoncées. Ce qui n'a pas marché, j'y reviens plus bas.

Communiquer et animer

Sur le volet éditorial, j'ai tenu un rythme de trois publications Instagram par semaine et une vidéo TikTok tous les quinze jours, avec deux stratégies distinctes : Instagram en vitrine artistique pour les constructions, TikTok en acquisition pure. Les stories servaient aux temps forts, sondages et comptes à rebours. Côté événements, on a fait tourner un Build Battle, un événement Haagrah sur un week-end complet, et un Cache-Cache spécial Halloween avec 100 € de lots — je ne m'y attarde pas, mais c'est ce rythme d'animation qui fait revenir les joueurs.

Mon stage de BUT 2 s'est déroulé au sein de JKMC, huit semaines du 3 février au 28 mars 2025, encadré par Mr Vanhove et suivi côté IUT par Mme Senisar. C'est pendant cette période que la plupart des briques techniques décrites plus haut ont été posées ou consolidées.

Où en est le serveur

Fréquentation. Pic à 160 joueurs simultanés sur le serveur. Plus de 600 membres sur le Discord de la communauté. Pour un serveur français indépendant, sans budget publicitaire et sans réseau de streamers derrière, c'est un ordre de grandeur dont je n'ai pas à rougir — même s'il faut le lire pour ce qu'il est : un pic, pas une moyenne.

Structure. Une association loi 1901 réellement déclarée, avec statuts, compte bancaire, assurance et obligations juridiques tenues. Un site public complet : boutique, système de votes, forum, FAQ, règlement, CGU/CGV et politique de confidentialité. Une équipe montée jusqu'à 18 membres actifs répartis en cinq pôles au printemps 2025, redescendue à 9 bénévoles aujourd'hui sur la phase de réouverture.

Technique. Un plugin Azuriom de statistiques et de leaderboards développé de bout en bout, intégré au menu du site, avec classements en cache, top 50 paginé, correspondance UUID ↔ pseudo et synchronisation horaire automatisée. Une boutique connectée au jeu, paiement PayPal validé par webhooks et livraison automatique en jeu via RCON, testée en sandbox puis passée en production. Côté serveur, des plugins Java sur mesure sous API Spigot/Bukkit : deux mini-jeux complets (Cache-cache, Touche-touche) et un proxy capable de gérer jusqu'à 24 serveurs, développé avec manipulation de paquets via ProtocolLib.

Communication (chiffres relevés en fin de stage, fin mars 2025, sur les huit semaines). +23 % d'abonnés Instagram, engagement moyen par publication multiplié par 4, +28 % d'engagement sur les publications visuelles, +18 % de clics sur les stories intégrant du motion design, et apparition dans les suggestions TikTok sur les contenus Minecraft. Le résultat que je retiens le plus n'est pas un pourcentage : 6 nouveaux bénévoles ont rejoint l'association après avoir découvert JKMC par les réseaux sociaux.

Partenariat. Une machine dédiée de 80 Go de RAM DDR5 et 32 cœurs obtenue auprès de MineStrator, contre visibilité et code promo JKMC15. En trésorerie associative, c'est l'équivalent d'une subvention en nature sur la ligne la plus lourde du budget.

Et le revers. Le serveur a fermé. Les leaderboards sont inactifs, faute de données à classer. La réouverture est en cours au moment où j'écris cette fiche. Je ne connais pas encore la date exacte de remise en ligne, donc je ne l'annonce pas.

Ce que j’en retire

Auto-évaluation

JKMC, c'est le projet où j'ai appris le plus de choses que personne ne m'a enseignées. Rédiger des statuts, comprendre ce qu'implique un compte au nom d'une structure et pas au mien, savoir qu'une boutique qui encaisse doit publier des CGV et une politique de confidentialité : tout ça, je l'ai découvert parce que je n'avais pas le choix, et ça vaut trois cours de droit.

Sur le plan technique, c'est le projet qui a fait bouger ma compétence la plus faible. Développer n'est pas mon terrain naturel — je viens de la communication, et je le sais. Le plugin de leaderboards m'a obligé à tenir toute la chaîne : comprendre l'architecture d'un CMS que je n'avais pas écrit, respecter ses conventions, modéliser une base, écrire les contrôleurs, faire les vues, et surtout affronter les problèmes qui n'apparaissent qu'en production. Le cache et la pagination, je ne les ai pas mis parce qu'un cours les recommandait, mais parce que la page mettait quatre secondes à s'afficher et que les joueurs le disaient sur Discord. C'est là que j'ai compris ce que veut dire « optimiser » : ce n'est pas une bonne pratique abstraite, c'est une réponse à une plainte concrète.

J'ai aussi appris à choisir un outil pour de bonnes raisons. Prendre Azuriom plutôt que WordPress, c'était accepter un écosystème plus petit, moins documenté, avec moins de réponses sur Stack Overflow — en échange d'une base Laravel qui me laissait la porte ouverte quand le CMS s'arrêtait. Ce raisonnement-là, je sais maintenant le tenir devant quelqu'un.

Le plus formateur, pourtant, c'est le management. Encadrer des bénévoles, c'est diriger sans aucun levier : pas de salaire, pas de contrat, pas de sanction. Il ne reste que la clarté et la reconnaissance. J'ai compris qu'un bénévole ne part presque jamais parce qu'il a trop de travail, mais parce qu'il ne voit plus à quoi il sert. Ça a changé ma façon de répartir les tâches : donner un périmètre qu'on peut finir et qu'on peut montrer, plutôt qu'une mission floue qui dure.

Enfin, la question de l'argent m'a marqué durablement. Vendre des cosmétiques à une communauté jeune, c'est une responsabilité. Le fait que chaque euro reparte en événements, en lots et en rencontres n'est pas un détail de gouvernance : c'est ce qui fait que je peux regarder les joueurs en face.

Auto-critique constructive

Le serveur a fermé. C'est le résultat le plus honnête de cette fiche, et je ne vais pas le noyer sous des pourcentages.

Ma première erreur, c'est d'avoir construit un modèle qui reposait presque entièrement sur des gens non payés, sans jamais prévoir ce qui se passerait quand ils se lasseraient. On était dix-huit, on est neuf. J'ai vu l'effectif fondre sans mettre en place quoi que ce soit pour le ralentir : ni relève organisée, ni passation documentée poste par poste, ni vrai suivi de qui décrochait et pourquoi. Quand un administrateur système part, il emporte des accès et des habitudes que personne n'a écrites. J'ai perdu du temps à reconstituer des choses qui auraient tenu dans une page de documentation.

Deuxième reproche que je me fais : j'ai voulu tout tenir. Fondateur, communication, management, une partie du développement du site. Sur le papier ça fait polyvalent ; dans les faits, ça fait un goulot d'étranglement. Il y a eu des semaines où tout attendait ma validation parce que j'étais le seul à avoir le contexte complet. Un projet associatif qui dépend à ce point d'une seule personne est fragile par construction — et il l'a prouvé.

Troisième point, plus technique : je n'ai pas assez instrumenté. Je connais mon pic de 160 joueurs simultanés, mais je serais incapable de dire proprement comment la fréquentation a décroché, à partir de quand, et si c'est corrélé au ralentissement des événements. Ironie de la chose : j'ai développé des leaderboards pour que les joueurs suivent leurs statistiques, sans jamais construire l'équivalent pour piloter l'association. Les données étaient là, dans la base, je ne les ai pas exploitées pour prendre des décisions.

Ce que je referais autrement. Je documenterais chaque rôle dès le premier jour, avec les accès et les procédures, pour qu'un départ ne coûte que le départ. Je fixerais un rythme d'événements soutenable — mieux vaut un temps fort par mois qu'on tient qu'un par semaine qui s'arrête au bout de deux mois. Je mettrais en place un tableau de bord simple sur la fréquentation et les recettes, consulté en réunion, pour que les alertes arrivent avant la chute et pas après. Et je déléguerais réellement, y compris des choses que je fais mieux moi-même, parce qu'une équipe qui ne décide de rien finit par ne plus venir.

La réouverture en cours, c'est justement l'occasion d'appliquer tout ça plutôt que de le raconter.

Continuité et développement personnel

JKMC est en réouverture. Le site est en refonte, les leaderboards sont à l'arrêt le temps qu'il y ait de nouveau des données à classer, et l'équipe s'est resserrée sur neuf bénévoles. Ce n'est pas un redémarrage à l'identique : c'est l'occasion de reprendre l'architecture avec ce que j'ai compris de la première version.

La suite la plus directe, c'est Charity Place, prévu du 16 au 18 octobre 2026 : cinquante heures de gaming caritatif, avec un objectif de 50 à 100 streamers et 1 000 à 2 000 joueurs. Techniquement, ça n'a plus rien à voir avec ce qu'on faisait. Minecraft étant mono-thread, une seule instance ne tiendra jamais cette charge ; l'infrastructure prévue repose sur dix instances Paper synchronisées par un serveur Redis, avec un proxy Velocity pour répartir les joueurs, un sélecteur de serveur pour rejoindre son streamer, un script connecté à l'API StreamLabs Charity pour remonter les dons en direct, et une protection anti-DDoS et anti-bot. Le site de l'événement est prévu en full-stack JavaScript, pas sur Azuriom.

Le fil est net entre les deux projets. Le proxy que j'ai développé pour JKMC, capable de gérer jusqu'à 24 serveurs, c'est exactement le problème qu'on retrouve à une autre échelle sur Charity Place. Le partenariat MineStrator et la machine dédiée conditionnent ce qu'on peut se permettre techniquement. Et l'expérience de la boutique — paiement, webhooks, confirmation immédiate — sert directement pour un dispositif de dons où la confiance est encore plus critique, puisque l'argent va cette fois à une association bénéficiaire.

Sur le plan personnel, JKMC est la structure qui m'a servi de terrain pour tout le reste : c'est là que j'ai fait mon stage de BUT 2, c'est là que j'ai testé le community management avant de le pratiquer ailleurs, et c'est là que j'ai appris à négocier un partenariat en ayant quelque chose à offrir plutôt qu'à demander. La compétence que j'en tire et qui ressort partout ailleurs, c'est celle-là : structurer un projet informel pour qu'il devienne opposable à des tiers.

Visuels

La boutique en ligne de l’association : cosmétiques, avantages en jeu et grades, avec leurs prix.

Compétences mobilisées

4 apprentissage(s) critique(s) rattaché(s) à cette réalisation. 2 en attente de validation.

AC25.04

Collaborer au sein des organisations

Entreprendre

Cette expérience m'a permis de travailler concrètement au sein d'une organisation, en tenant compte des réalités humaines, logistiques et structurelles.

AC25.06

Prendre en compte les contraintes juridiques

Entreprendre

En tant que président, je suis responsable de toute la gestion administrative et juridique de l'association : rédaction des statuts, dépôt en préfecture, assurance, gestion du budget, demande de subventions ou encore organisation des assemblées générales. Cette implication m'a permis de maîtriser les contraintes juridiques liées à la vie associative et de comprendre leur impact sur les prises de décision au quotidien.

AC25.01

Gérer un projet avec une méthode d’amélioration continue par exemple une méthode agile

Entreprendre À valider

Justification à rédiger. Ce rattachement a été proposé d’après l’unité d’enseignement sous laquelle le projet est classé dans le portfolio Word, mais le texte qui l’argumente reste à écrire.

AC25.03

Initier la constitution d'un réseau professionnel

Entreprendre À valider

Justification à rédiger. Ce rattachement a été proposé d’après l’unité d’enseignement sous laquelle le projet est classé dans le portfolio Word, mais le texte qui l’argumente reste à écrire.